France : Prix des énergies pour les ménages

L’électricité peut être facturé selon une tarification en base, c’est-à-dire que le prix est le même à toute heure de la journée et de la nuit, ou selon une terification heures pleines / heures creuses. Dans ce cas, le prix de l’électricité est différencié selon l’horaire de la journée : plus élevé le jour, et plus faible la nuit. Cette tarification permet par exemple de chauffer l’eau chaude sanitaire la nuit à un prix plus faible.

Le niveau de puissance diffère selon les besoins du ménage. Un ménage de deux personnes en appartement ne se chauffant pas à l’électricité aura un besoin de puissance plus faible qu’une famille avec plusieurs enfants chauffée à l’électricité dans une grande maison.

En considérant une évolution à prix constants (donc en retirant l’impact de l’inflation), on remarque que de 1990 jusqu’à 2009, les prix de l’électricité facturés aux ménages français ont continuement diminué : ils ont reculé au total de 26 % sur la période , ce qui correspond à une évolution annuelle moyenne de l’ordre de - 1,5 %.

Depuis 2009, on constate cependant une trajectoire haussière, qui a ramené les prix de l’électricité facturés aux ménages français autour des niveaux de la fin des années 1990. Ce renchérissement s’explique en partie par la hausse de la CSPE (Contribution au Service Public de l’Energie), qui résulte du soutien au développement des énergies renouvelables. A partir de 2016, ce soutien sera supporté par les consommateurs de produits fossiles (charbon, pétrole, gaz). La hausse des coûts réseaux (TURPE) et le renchérissement des coûts de production de l’électricité (liés par exemple au renforcement des normes de sécurité dans les centrales nucléaires) expliquent également la hausse des prix.