Fiscalité climatique : Et l’inflation dans tout ça ?

En 2009, le rapport Quinet préconisait de valoriser les externalités climatiques de la consommation d’énergie. La Commission Quinet recommandait alors d’adopter une trajectoire de tarification du CO2 qui permettrait d’atteindre 100 €/tCO2 en 2030. Depuis 2014, les lois de finances intègrent effectivement une contribution climat énergie qui vise à atteindre ce niveau de 100 €/tCO2 en 2030, signe de l’appropriation de l’enjeu climatique au niveau politique. En revanche, alors qu’Alain Quinet s’exprimait en euros constants, le législateur applique année après année une trajectoire en euros courants. Ce qui ressemble en premier abord à un détail a des conséquences importantes sur la fiscalité de l’énergie, et donc sur la lutte contre le réchauffement climatique et le budget de l’Etat.

Inflation, prix courants, prix constants…

L’impact de l’inflation sur fiscalité climatique

L’ensemble de la fiscalité énergétique est concerné par l’inflation